La consultation de préconception

Rien n'est plus légitime pour une femme que d'aspirer à la maternité. Mais porter un bébé impose certaines contraintes au corps et un examen est nécessaire. Il permet de s'assurer que l'organisme est capable de conduire à terme et dans les meilleures conditions une grossesse. Le cas échéant, une certaine préparation peut être utile, voire indispensable. Les habitudes alimentaires, l'activité physique, le stress sont autant de paramètres à calibrer. D'autre part, les couples n'ont pas forcément fait les tests prénuptiaux, et c'est l'occasion de vérifier la bonne santé, la compatibilité, etc. Ces précautions au début d'un projet de grossesse sont l'objet des consultations de préconception ou consultations périconceptionnelles (CPC).

Où faire la consultation de préconception et avec qui ?

Au sens large, la santé préconceptionnelle est l'affaire de tous les professionnels de la santé. Elle va des conseils d'une infirmière à propos des méfaits de l'alcool à ceux du pharmacien, au sujet du bon usage des médicaments. Les professionnels intervenant lors des consultations périconceptionnelles dépendent de facteurs comme l'existence ou non d'antécédents obstétricaux ou génétiques. Les femmes qui ne présentent pas de pathologies ou d'antécédent peuvent être suivies par un médecin généraliste, un gynécologue médical ou obstétricien, ou une sage-femme. En cas d'antécédents obstétricaux, un gynécologue obstétricien est qualifié pour les CPC. S'il y a des antécédents génétiques et une pathologie médicale, le spécialiste de la pathologie concernée et le gynécologue obstétricien doivent travailler ensemble.

En pratique comment cela se passe ?

Les CPC bien que très utiles ne sont prises en charge que pour les femmes présentant de grands risques. Le médecin préconise une prise de sang pour vérifier les immunités à la rubéole et à la toxoplasmose. Ces deux maux sont très nuisibles pour la santé du fœtus. A cette occasion le médecin peut déceler toute pathologie méconnue pouvant nuire au développement du fœtus (diabète, problème thyroïdien).

Il doit conseiller le régime alimentaire idéal pour la préparation et le début d'une grossesse. Des apports en acide folique pour pallier les fausses couches, anémies, malformations ou défauts de croissance du fœtus. Beaucoup de vitamines et nutriments pour éviter des carences pendant la grossesse. Les omégas 3 disponibles dans le poisson gras, les huiles de noix, de colza, sont très bons pour la croissance du fœtus. Des éléments comme le fer et l'iode sont également à conseiller.
Le médecin a le devoir de déconseiller la consommation de tabac et d'alcool qui influent négativement sur la formation du cerveau du fœtus. Des voies et moyens seront proposés pour aider les patientes à y arriver (patchs, comprimés de nicotine, etc).

Les CPC constituent une méthode pour contracter et conduire à terme sa grossesse. Mais une question se pose : les hommes ne sont-ils pas concernés ? A ce sujet, de plus en plus de professionnels avancent que l'homme contribuant également à la procréation doit à ce titre bénéficier des CPC. Des facteurs comme le tabac, la cigarette, l'âge de ce dernier influent sur la qualité de ses spermatozoïdes et donc sur la santé de l'enfant à naître.

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