Escalier et bébé : quand ? comment ?

On a un escalier à la maison et le bébé veut à tout prix le monter ou le descendre, à ses périls. Les parents ne sont jamais rassurés quant à l'idée que le bébé puisse rater une marche et en être blessé. Et pourtant, l'escalier est un terrain d'apprentissage idéal pour la poursuite de son développement.

Alors, qu'est-ce qu'on fait ?

Il ne faut pas interdire à un bébé de vouloir monter ou descendre un escalier. C'est une étape comme une autre dans son développement. Ainsi, les parents se doivent, comme toujours, être de précieux accompagnateurs qui ne jurent que par la vigilance et la prudence. Plus il sait se confronter à ce qui peut être un « obstacle », plus il avancera dans son apprentissage de la vie. Les professionnels de la petite enfance n'ont pas hésité à souligner que ce cas ne doit pas être un sujet d'appréhension des parents. En effet, savoir monter ou descendre un escalier est lié étroitement à l'acquisition de la propreté. Où est le rapport ? Un enfant qui maîtrise les marches maîtrise également ses sphincters. Il sera également fin prêt pour le pot. En sens inverse, un enfant de quatre ans qui ne sait pas encore descendre un escalier ou qui sait le faire en posant à chaque fois les deux pieds sur une marche accuse un retard. Les chutes et les blessures sont les principales inquiétudes des parents, justement, l'initiation aux escaliers est la solution.

L'apprentissage avec bébé de l'escalier

Le but de l'apprentissage est d'inculquer au bébé la gestion de la manœuvre du début à la fin. Si le parent le pose sur une marche, il doit aussi lui montrer comment en descendre. Les psychomotriciens sont unanimes sur le sujet, un bébé ne saura pas descendre tout seul qu'après avoir appris lui-même à monter. Si on laisse au bébé le loisir de monter ou descendre à sa guise, il s'approchera de la première marche et l'explorera avec les mains ou les pieds. C'est au parent de voir si le bébé a juste besoin d'indications orales et d'un appui physique pour assimiler les choses ou être accompagné dans les moindres mouvements pour réussir.

Un escalier passé au peigne fin

Évidemment, pour s'assurer que le bébé ne tombe pas, il faut que l'escalier soit tout à fait « clean ». En aucun cas, il ne faut pas que l'accident ou la chute soit générée par le mauvais état de l'escalier ou le manquement à quelques détails. Il faut le passer au crible pour vérifier son revêtement et son encombrement. Quelques idées sont de mise comme la mise en place d'un tapis anti-dérapant, un tapis épais en dessous de la dernière marche, pour amortir les chutes. Mais aussi quelques soucis sont à éviter : le décollement des moquettes dans les angles, l'inégalité des marches… L'escalier doit être bien visible et il ne doit pas être encombré de quoi que ce soit : objets divers, jouets, plantes pour la décoration…

Une barrière de sécurité pour une sécurité optimale

On pourrait dire que c'est la solution la plus communément utilisée, la mise en place d'une barrière au niveau de l'escalier. Cela, pour éviter qu'il ne prenne seul l'escalier, à partir du haut ou du bas. Les barrières sont à installer sur deux emplacements. À son âge, il faut toujours être avec lui, pour l'étape d'ascension ou de descente, pour qu'il découvre progressivement et de manière sécurisée, l'escalier.

L'escalier à quel âge ?

L'apprentissage se fera au rythme de l'enfant. En aucune manière, il ne faut pas le brusquer. Dans la pratique, c'est à l'âge de 2 ans que l'enfant pourra finir entièrement l'ascension ou la descente d'un escalier. Cependant, au moment où il sait déjà marcher à quatre pattes, il sera difficile de le retenir pour ne pas ramper sur l'escalier. Le parent qui l'initie doit se placer à une ou deux marches en dessous ou en dessus, pour assurer sa sécurité.

Le calendrier pour la montée ou la descente de l'escalier d'un bébé

  • 10 mois : le bébé monte les escaliers à quatre pattes, sans pour autant qu'il maîtrise la marche.
  • 18 mois : le bébé monte les escaliers debout, les deux pieds à la fois à chaque marche. Il sait s'agripper à la rampe.
  • 24 mois : il monte les escaliers comme un grand, en posant les pieds de manière alternative sur chaque marche.
  • 3 ans : il sait descendre l'escalier en se tenant à la rampe. Pour ce faire, il groupe les pieds à chaque marche.

En cas de chute du bébé dans l'escalier

Même avec 1001 précautions, il arrive quand même que l'accident arrive et l'enfant chute dans l'escalier. La plupart du temps, il s'en sortira avec un bon paquet de larmes et quelques bosses ici et là. Pour une ecchymose, il faut y appliquer une poche de glace pendant une dizaine de minutes. La bosse disparaîtra au plus vite. On peut aussi enduire la zone concernée par une crème à l'arnica. Si dans les 24 heures qui suivent, le bébé ne va pas bien, il faut consulter le médecin. En cas de perte de connaissance, de vertiges, de vomissements ou de forts maux de tête, sans plus attendre, il faut appeler le médecin ou l'emmener à l'hôpital.

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