Qu'est ce que le placenta praevia ?

Le placenta, qui permet la circulation de tout ce dont votre futur bébé a besoin et le protège, ne s'insère parfois pas correctement au fond de la cavité utérine. Ce problème est appelé placenta praevia. Ceci n'empêche en rien la poursuite normale de la grossesse, mais requiert un suivi plus important.

Quelles sont les conséquences du placenta praevia ?

Au lieu de s'insérer dans le haut de la cavité utérine, le placenta praevia se loge en bas. Cette anomalie peut provoquer des saignements, ainsi qu'une moins bonne circulation du sang et de l'oxygène pour le bébé. D'où l'importance d'une surveillance accrue de la grossesse à partir du diagnostic de placenta praevia. Dans la plupart des cas, les symptômes (saignements) ne sont pas présents, le placenta praevia se décèle ainsi principalement lors des échographies de routines. Mais il arrive que des hémorragies surviennent au cours du dernier trimestre. Elles sont généralement isolées et indolores, mais sont un signal pour aller consulter.

Un contrôle systématique

Le médecin, au cours de l'échographie du second trimestre, vérifie systématiquement l'insertion du placenta. Ainsi, le diagnostic est généralement établi avant le dernier trimestre et les saignements qui peuvent survenir. En début de grossesse, il faut préciser que le placenta est naturellement bas, puis remonte au fur et à mesure que les semaines passent, pour être pleinement fonctionnel à partir du troisième mois de la grossesse. C'est pourquoi le contrôle à lieu plus tard, autour des cinq mois de grossesse. Ainsi ne vous inquiétez pas si lors de la première échographie, le placenta recouvre le col de l'utérus. En revanche, si le placenta praevia persiste auprès sept mois, une hospitalisation sera nécessaire.

La prise en charge du placenta praevia

Une mise au repos

Le traitement dépendra de chaque femme. Si le diagnostic a lieu après la vingtième semaine et que vous ne saignez pas, un repos forcé s'imposera. Votre médecin vous prescrira un arrêt de travail et vous conseillera de limiter les tâches fatigantes, comme les tâches ménagères. Des médicaments permettront aussi de prévenir de trop fortes contractions utérines. En effet, au cours du troisième trimestre, ces contractions peuvent provoquer un décollement du placenta mal inséré et déboucher sur des hémorragies de plus ou moins forte ampleur selon les femmes qui nécessiteront alors des traitements plus importants. Dans certains cas, l'abstinence sera de mise.

L'hospitalisation

Dans des cas plus importants, en présence de forts saignements, l'hospitalisation peut être obligatoire. Des tocolytiques seront alors prescrits, pour empêcher également les trop fortes contractions de l'utérus qui favorisent les saignements et pour allonger la grossesse, car le placenta praevia est un facteur de prématurité. Une césarienne peut aussi être nécessaire si, au moment de l'accouchement, le placenta interdit le passage au fœtus. Mais si l'insertion du placenta ne fait qu'affleurer le col, un accouchement par voie basse peut être proposé. Ceci dépendra des femmes, puisque trois formes de placenta praevia existent : central lorsqu'il recouvre totalement l'ouverture, partiel lorsqu'il existe un espace entre le placenta et le col, et marginal lorsqu'il laisse l'ouverture du col libre.

Ainsi ne vous inquiétez pas en cas de diagnostic de placenta praevia, qui est une complication relativement fréquente, puisqu'elle touche environ une femme sur 200. Avec un suivi accru et du repos, le danger pour vous et le bébé est minime. Anticipé assez tôt par les médecins grâce aux échographies de contrôle, les complications sont rares.

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