Peut-on être enceinte et avoir ses règles ?

La nature a fait que la femme, qui a atteint l'âge de la puberté jusqu'à la ménopause, a ses règles chaque mois. L'exception à cette règle serait la grossesse, puisque normalement, lorsque l'organisme commence à sécréter l'hormone Gonadotrophine Chorionique Humaine, le cycle menstruel s'interrompt. Cependant, certaines femmes présentent des cas exceptionnels où elles ont toujours leurs règles tout en étant enceintes. En voici les raisons qui peuvent justifier cette situation :

Les règles en début de grossesse

Avoir des saignements en début de grossesse est chose courante chez certaines d'entre vous. Ils s'apparentent à de petites taches brunâtres, mais peuvent être aussi abondants que les règles normales. Du moment où aucune douleur violente ne se fait sentir, il n'y a pas de raison de s'inquiéter. Les médecins avancent que ses saignements sont associés à la grossesse et qu'il s'agirait plutôt d'un symptôme lié au problème de placenta. Soit l'œuf s'est implanté à l'intérieur de la paroi utérine, soit ce sont les hormones contrôlant le cycle menstruel qui provoquent l'hémorragie.

Le mieux est de se rendre chez le gynécologue pour s'assurer que tout est OK. Le seul souci repose sur la détermination de la date probable d'accouchement, car les médecins ont l'habitude de se référer au premier jour de vos dernières règles. Un simple examen échographique permettra alors de déterminer la date de l'accouchement, et ce, en se basant sur les dimensions du fœtus.

Attention ! Lorsque les saignements persistent et qu'ils s'accompagnent de crampes et de douleurs dans le bas-ventre, alors que le test de grossesse s'avère positif, rendez-vous immédiatement chez le médecin, car ces signes peuvent annoncer une fausse couche ou encore une grossesse extra-utérine lorsque la femme se plaint en plus d'avoir mal sur le côté.

Le déni de grossesse

Phénomène inhabituel, mais bien probable, le déni de grossesse est le comportement d'une femme physiquement enceinte, mais qui, mentalement, ne l'est pas. Il se distingue en deux situations. La première étant le déni partiel qui prend fin avant l'accouchement, et la seconde perdure jusqu'au terme de la grossesse, c'est le déni total.

En effet, ces personnes refusent tellement de croire qu'elles sont enceintes que l'organisme suit le rythme en ne présentant aucun symptôme de grossesse : pas de nausées ni de ventre qui grossit, présence régulière de règles.

Souvent, le déni de grossesse se passe chez les femmes qui sont en surplus de poids. Voilà pourquoi elles pensent qu'elles ont gagné des kilos en plus avec les rondeurs de grossesse. Et le fœtus dans tout cela ? Les spécialistes expliquent que la mère n'arrive pas à sentir son bébé bougé dans son ventre puisque ce dernier peut se loger dans l'utérus en position debout, le long de la colonne verticale. Même s'il donne signe de vie, sa mère ne se rend pas compte.

Mais une fois que la mère aura pris conscience qu'elle est enceinte, la chose la plus étonnante c'est que tout redevient à la normale : plus de règles, le ventre est devenu visible, la mère arrive à sentir les mouvements de son enfant, etc. Un suivi médical doit donc être effectué de près.

Un cycle menstruel désordonné

Le cas du déni de grossesse peut être aggravé lorsque la femme soupçonne qu'elle est infertile à cause de son cycle menstruel désordonné. En effet, elle peut faire partie des femmes qui ont des ovaires dits « polykystiques ». Ses règles sont irrégulières et elle n'ovule pas chaque mois. Or, il se peut que la nature ait voulu qu'elle soit enceinte. Elle ne sera donc consciente de ce don qu'au moment de l'accouchement. C'est un cas déjà prouvé.

Quelle mesure doit-on prendre ?

Si vous pensez que votre dernier rapport sexuel pourrait présenter un risque que vous tombiez enceinte, ailliez le réflexe de faire un test de grossesse pour éviter des surprises. Des examens médicaux sont aussi nécessaires pour vérifier si votre grossesse se déroule correctement, malgré les saignements. La sage-femme ou le gynécologue peut effectuer un examen du col de l'utérus, une palpation de l'abdomen, une échographie pelvienne ou encore une prise de sang pour mesurer le dosage de l'hormone HCG.

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