11 mois : l'âge des premiers cauchemars

Vers l'âge d'un an, bébé fait bien ses nuits depuis longtemps. Il a un rythme de sommeil régulier et ne s'éveille pas la nuit. Mais à cet âge apparaissent les premiers cauchemars. Ils sont angoissants pour l'enfant, mais également pour les parents, qui ne savent pas forcément comment le rassurer. Voici un petit récapitulatif sur les cauchemars de bébé et la façon de les gérer.

Pourquoi bébé commence-t-il à cauchemarder ?

Les cauchemars arrivent dans la deuxième partie de la nuit, pendant le sommeil paradoxal. C'est le moment où bébé fait le tri dans toutes les informations qu'il a reçu dans la journée, et assimile ses nouveaux apprentissages. Les cauchemars sont une phase cruciale de son développement psycho-affectif (les adultes, qui continuent à faire des cauchemars, en font beaucoup moins que les enfants en bas âge). Les cauchemars permettent en effet à l'enfant d'exprimer ses angoisses et ses peurs, et de gérer ses conflits intérieurs. Les angoisses vont porter sur différents objets selon l'âge de l'enfant. Il va d'abord s'agir de bruits familiers (comme le plancher qui grince), puis extérieurs (le vent dans les branches des arbres), et enfin, de peurs imaginaires (comme celle du monstre sous le lit).

Comment le rassurer ?

Après avoir fait un cauchemar, bébé se réveille et vous réclame. Il est indispensable d'aller le voir pour l'aider à gérer ses angoisses. En effet, il est très inquiété par ce dont il vient de rêver, et a souvent peur de se rendormir. Il faut être le plus apaisant possible pour lui permettre de surmonter ses peurs. Le meilleur moyen est d'en parler avec lui, et d'essayer de contenir son inquiétude. Vous pouvez éventuellement évoquer vos propres angoisses infantiles, mais aussi essayer de trouver avec votre enfant des solutions pour parer à sa peur.

Cauchemars ou terreurs nocturnes ?

Si les cauchemars sont tout à fait banals dans le développement psycho-affectif de l'enfant, les terreurs nocturnes sont plus rares, bien qu'absolument pas anormales. Lors d'une terreur nocturne, le comportement de l'enfant peut être très impressionnant. Il est souvent apparenté au somnambulisme, car l'enfant parle et bouge (crie très souvent), mais le lendemain au réveil il ne se souvient de rien du tout, alors qu'il va se souvenir d'un cauchemar, et y avoir une réaction beaucoup moins violente.
L'apparition de terreurs nocturnes n'est pas inquiétante en soi, elle signe simplement des difficultés que peut avoir l'enfant à régler un conflit. En revanche, si des troubles du sommeil apparaissent (angoisses du coucher, insomnie) ou que les terreurs nocturnes ne se résolvent pas d'elles-mêmes (au bout de quelques semaines à quelques mois en général), il est utile d'aller consulter le pédiatre, qui saura vous orienter.


Les cauchemars sont sources d'angoisse pour votre enfant, mais il est très important dans son développement qu'il apprenne à surmonter ces peurs qui sont tout à fait normales. Pour cela, vous devez l'accompagner dans une démarche rassurante, qui vise à l'aider à gérer ses émotions, et à pouvoir, à terme, se rassurer seul. Pour cela, soyez apaisant et à l'écoute de votre enfant, et il apprendra à ne plus être inquiet de ses cauchemars.

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